Martine Chomienne
conseillère pédagogique, Cégep@distance
État de la question
À l’automne 2005, démarrait au Cégep@distance la conception d’un cours dont l’objectif était de former les tuteurs des cours à distance et les enseignants du collégial à l’encadrement en ligne. Bénéficiant du soutien financier du Fonds d’apprentissage Inukshuk et développé en partenariat avec PERFORMA, ce cours met l’accent sur le potentiel pédagogique de différentes technologies de l’information et de la communication. La visioconférence est l’une d’elles. Au printemps 2007, Françoise Marceau1, Hélène Martineau2 et moi-même, Martine Chomienne3, avons participé en équipe à la mise à l’essai du module du cours portant sur la visioconférence. J’ai repris, restructuré et enrichi le travail issu de cette expérimentation pour produire ce dossier pour Profweb. Merci à Hélène pour ses commentaires sur une version presque finale du texte et surtout à Françoise qui m’a accompagnée de ses suggestions constructives tout au long de l’élaboration de ce dossier. Bonne lecture!
La visioconférence fait depuis récemment l’objet d’un grand engouement dans le réseau collégial au Québec. En témoignent les événements tels que le colloque de l’APOP (janvier 2007) ou encore les projets tels que Cégeps en réseau qui compte une plateforme de visioconférence comme l’une des principales plateformes technologiques dans le projet4. Signalons cependant, qu’en formation continue, elle est utilisée déjà depuis quelques années pour la formation de clientèles à distance, notamment par le Groupe Collegia.
Mais de quoi s’agit-il lorsqu’on parle de visioconférence?
Vidéoconférence ou visioconférence?
Bien que ce dossier porte sur la visioconférence; il nous est apparu nécessaire de situer cette dernière par rapport à la vidéoconférence pour lever l’ambiguïté qui consiste à les considérer souvent l’une et l’autre sans distinction. Les deux technologies ont la caractéristique commune de transmettre à distance la voix et l’image et de permettre à des personnes situées dans des lieux distants de se voir et se parler comme si elles étaient en présence les unes des autres. En dehors de cette particularité qui les rapproche, vidéoconférence et visioconférence diffèrent de bien des façons. L’explication de ces différences réside dans l’histoire de leur évolution.
Des réunions en vidéoconférence au travail collaboratif en visioconférence : le chemin parcouru
Dans les années 70, apparaît la vidéoconférence qui achemine les données par des canaux satellitaires, et notamment le satellite canadien Anik lancé en 1972. La grande percée technologique de cette époque est que la vidéoconférence est bidirectionnelle. Les données audio et visuelles circulent dans les deux sens alors que la télévision ne diffuse l’information que dans le sens émetteur récepteur.
Dans les années 80, la vidéoconférence devient multidirectionnelle, grâce à des ponts servant de relais. Plusieurs sites se branchent sur un pont qui retransmet les données; ainsi, des participants en Afrique peuvent-ils se joindre à d’autres en Amérique du Nord et en Europe.
La visioconférence naît plus tard au milieu des années 90. Elle emprunte les mêmes canaux numériques que le réseau Internet. Alors que la vidéoconférence demande des salles aménagées particulièrement pour cette fonction, la visioconférence ne demande chez l’usager qu’un microordinateur personnel équipé d’une caméra, d’un casque d’écoute et d’un micro, et un accès Internet.
Autour de 1995, MicroSoft et Cornell University mettent chacun au point un logiciel de visioconférence appelé respectivement NetMeeting et CuSeeMe. Ces deux logiciels sont offerts gratuitement aux internautes, sans aucun soutien à l’usager. Leur performance est faible car elle est liée à la capacité des canaux par lesquels sont transmises les données, et le réseau Internet de cette époque est encore peu performant. La bande passante est insuffisante pour que les données soient transportées de façon uniforme. Par exemple, la voix par NetMeeting, n’est possible qu’à deux utilisateurs. Lorsqu’un troisième se branche au système, la communication orale disparaît, et c’est par clavardage que les utilisateurs poursuivent leur conversation. NetMeeting présente cependant déjà des possibilités de partage de sites Web, d’un tableau blanc et d’applications logicielles5. Ces possibilités de partage, malgré leur peu de fiabilité, laissent entrevoir les possibilités futures lorsque les problèmes de capacité des réseaux seront résolus. Depuis, la technologie évolue constamment, permettant des utilisations de plus en plus diversifiées.
Voyons concrètement ce dont il s’agit.
Les utilisations
À ses débuts, la vidéoconférence est utilisée dans les entreprises et les universités pour des rencontres de groupe. Les entreprises y voient l’avantage de tenir des réunions de travail virtuelles alors que les participants à ces réunions ne se trouvent pas physiquement ensemble au moment de la rencontre. Les coûts reliés à la vidéoconférence, opérée souvent par des compagnies de télécommunication (Bell Canada, par exemple) bien qu’importants, sont cependant souvent moindres que ceux reliés aux déplacements des personnes. Les universités utilisent aussi cette technologie pour permettre l’accès à des ressources qualifiées de « rares ». On ne trouve pas de professeurs spécialisés dans toutes les régions du pays, et c’est également pour contrer cette même rareté de ressources que des systèmes de vidéoconférence sont installés dans plusieurs écoles secondaires aux États-Unis. On parle alors de formation à distance selon un modèle qui rassemble les apprenants dans des salles équipées de systèmes de vidéoconférence et reliées par des infrastructures de télécommunication dédiées à la transmission des données.
Au Canada, les communautés francophones hors-Québec, bien souvent dispersées et loin des ressources des grands centres, adoptent ce modèle. C’est ainsi que le collège des Grands Lacs, fondé en 1995, relie cinq communautés francophones de l’est de l’Ontario. En Acadie, un système relie les francophones de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et de l’Île-du-Prince-Édouard.
Dans d’autres pays, comme en Grande-Bretagne ou en France, au Québec et dans certaines provinces anglophones, où le modèle de formation à distance est basé sur l’apprentissage individuel et l’autonomie de l’apprenant, ces systèmes sont peu utilisés à cause des contraintes de rassemblement qu’ils imposent dans les sites équipés.
En même temps, quelques expériences pilotes de visioconférence6 sont menées à travers le réseau Internet pour des utilisations individuelles; ces expériences bénéficient de subventions gouvernementales et confirment le plus souvent le manque de maturité du réseau. Par contre, c’est aussi dans les années 90 que quelques cégeps, notamment ceux qui ont plusieurs campus, se dotent de salles de vidéoconférence, grâce entre autres au programme PAAPNTIC du ministère de l’Éducation. L’utilisation de ces salles reste cependant faible et les usages sont le plus souvent administratifs, surtout dans les activités de communication en région.
En fait, dans le réseau collégial de la formation initiale, ce n’est que récemment, alors que se déploie la large bande, et que les collèges se trouvent branchés haute vitesse au réseau Internet par le RISQ (Réseau d’informations scientifiques du Québec), que le milieu commence à utiliser la visioconférence sur des postes de travail individuels. De plus, les progrès dans le déploiement des lignes haute vitesse ont encouragé le développement de plateformes qui, en plus des fonctionnalités de transmission de la voix et de l’image à plusieurs, perfectionnent des fonctionnalités de travail collaboratif. La compétence québécoise en la matière s’accroît et plusieurs firmes, après avoir distribué des dispositifs américains sur le territoire québécois, développent leur propre système. Au milieu des années 2000, on peut dire que le Québec dispose de logiciels ou de plateformes synchrones en français qui présentent des possibilités réelles de travail collaboratif à distance.
Mais pourquoi utiliser la visioconférence?
Après ce rappel historique du développement de la technologie et des utilisations, on peut maintenant se poser la question pourquoi et comment un prof se lancerait-il dans l’aventure de la visioconférence? Quels avantages tirerait-il de l’utilisation d’une plateforme de visioconférence?
À la question du pourquoi, il convient d’abord de s’assurer que l’outil convient aux choix pédagogiques et au contexte. Bien des éléments méritent d’être pris en considération et, plutôt que de les énumérer, nous les avons synthétisés dans un schéma qui décrit sommairement la démarche qui devrait être suivie pour intégrer la visioconférence dans une pratique pédagogique : 1) identifier l'approche pédagogique; 2) déterminer le modèle pédagogique; 3) choisir une stratégie pédagogique parmi les onze proposées; 4) scénariser l'activité en fonction d’un processus pédagogique et des ressources disponibles. La consultation des scénarios proposés au bas du schéma pourrait également être source d'inspiration.
Naviguez dans le schéma à votre guise. Depuis des stratégies pédagogiques classiques de présentations d’information appuyées d’éléments visuels, à la mise en œuvre de simulations et de jeux de rôle, en passant par l’exploration guidée d’un texte, d’un logiciel ou d’un site Web et la réalisation d’une séance de remue-méninges, vous constaterez que l’éventail d’utilisation de la visioconférence est large.
Le lecteur vidéo de cette section présente deux clips dans lesquels vous verrez des utilisations concrètes de la visioconférence :
» Frédéric Aubrais y présente comment il utilise la visioconférence dans le cadre d'une Simulation d'une conversation téléphonique avec un client.
» Marie-Pier Morin, professeure au département d'enseignement au préscolaire et au primaire de l’Université de Sherbrooke, et Réjean Fournier, enseignant dans le programme de Technologies de laboratoire au Cégep de Sherbrooke, présentent quelques Avantages pour les stages.
Les exemples dont nous disposons cependant sont souvent limités à de l’enseignement magistral et la littérature propose encore bien peu de modèles différents. Les choses changent toutefois; certains profs de cégeps et d’universités au Québec utilisent la visioconférence pour la supervision de leurs étudiants en stage au Québec ou à l’étranger ou encore pour amener virtuellement dans les classes un expert à distance. D’autres expériences québécoises, telles que Cégeps en réseau, le colloque virtuel 2007 et les ateliers dispensés en ligne de l’APOP, ainsi que les cours à distance offerts par le Groupe Collegia, sont des percées pédagogiques importantes à l’aide d’une plateforme de visioconférence. Nous décrirons ci-dessous brièvement ces exemples. Nul doute qu’en visionnant et en lisant les documents auxquels ils réfèrent vous trouverez de quoi vous inspirer et vous motiver à vous engager dans la visioconférence.
Des exemples
Cégeps en réseau
Le projet « Cégeps en réseau est un projet d’innovation technopédagogique et organisationnelle qui vise à répondre aux défis posés par l’enseignement à de petites cohortes d’étudiants dans des programmes de formation technique de niveau collégial. Ce projet recourt aux TIC pour établir différentes formes de jumelage entre établissements dispensant un même programme de formation technique, touchés par des problématiques liées aux petites cohortes. Pour que le projet réussisse, la collaboration doit s’établir à plusieurs niveaux : entre enseignants, entre répondants TIC, entre cadres, entre établissements d’enseignement, et aussi, entre étudiants. Car dans le présent projet, on favorise délibérément les activités de coopération et de collaboration entre étudiants. »7. Vous pouvez d’ailleurs consulter le récit d’expérience de Geneviève Lizée du Cégep de Drummondville.
Les premiers résultats8 mettent en lumière que le modèle le plus souvent employé reste encore la présentation magistrale, centrée sur l’enseignement. Par contre, ces résultats ont permis de réaliser, entre autres, l’importance de la formation des enseignants à l’utilisation pédagogique des possibilités collaboratives des plateformes synchrones. Peu après leurs premières utilisations de la plateforme avec leurs élèves, les enseignants ont réclamé cette formation. Débutée en décembre 2006, cette formation a donné certains résultats : des scénarios et des exemples d’activités collaboratives commencent à émerger.
Le colloque de l’APOP de janvier 2007
Première québécoise croyons-nous9, le colloque de l’APOP de janvier 2007, a eu lieu de façon entièrement virtuelle. Quelque 350 participants se sont inscrits à 121 activités : présentations, tables rondes, ateliers. Très soigneusement préparé par ses organisateurs, notamment sur le plan logistique, cet événement fut un succès. Un bilan très positif de l’expérience a été publié dans la revue Clic.
Le colloque voulait permettre le rassemblement, la discussion et l’échange dans un contexte de mise en situation analogue à celui d’un événement d’envergure en présence. Il recherchait également à faciliter l’accès aux contenus et aux activités en réduisant l’impact des contraintes associées aux déplacements, aux disponibilités en temps, mais également aux ressources organisationnelles et financières des établissements pour soutenir le perfectionnement. Enfin, le colloque visait à court et à moyen terme le déploiement de réseaux de communication dynamiques et durables, à partir du site de la communauté de pratique du colloque, entre diverses catégories d’intervenants mobilisés par les enjeux de l’intégration pédagogique des TIC dans l’enseignement et dans l’apprentissage au postsecondaire. Pour vous donner le goût de participer à un tel colloque, référez-vous à la vidéo le Socioconstructivisme à l'APOP, une présentation d’Hélène Tessier concernant cette approche pédagogique. Vous pouvez également visiter le site de l’APOP pour en apprendre davantage sur le prochain colloque.
Les ateliers de l’APOP
Outre le colloque virtuel dont il était fait mention précédemment, l’APOP poursuit le déploiement de l’ensemble de ses activités de perfectionnement en ligne depuis 2006. Que ce soit dans le cadre des Caravanes_APOP, de l’APOP_mobile, de l’APOP_taxi ou de l’APOP_tandem, de courts modules sont offerts à distance en mode synchrone. Comme le format des horaires y est davantage flexible et que les contraintes d’accès sont considérablement réduites (temps de déplacement et coûts organisationnels et financiers), un grand nombre d’intervenants peuvent bénéficier d’un perfectionnement adapté à leurs besoins. Toutefois, la migration de contenus offerts en présence vers un mode synchrone à distance exige une importante modification des modalités de communication et des stratégies d’interaction tant pour les utilisateurs que pour les formateurs.
Groupe Collegia
Consortium de plusieurs collèges, le Groupe Collegia offre une solution de classe virtuelle en formation continue à travers la province. Des cours menant à une attestation d’études collégiales permettent à des apprenants qui ne peuvent se déplacer de se perfectionner et de se recycler dans différents domaines. Divers cours sont offerts à distance à des heures déterminées à des étudiants qui peuvent être éparpillés dans toutes les régions du Québec. Encore une fois, utilisez notre lecteur vidéo pour découvrir comment les enseignants travaillent avec les étudiants à l’aide de la visioconférence.
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1 Chargée de projet au Service de conception pédagogique du Cégep@distance depuis 2004.
2 Enseignante au Cégep François-Xavier-Garneau et présidente de l’APOP depuis 2003.
3 Chargée de projet au Service de Recherche et développement du Cégep@distance depuis 1995, actuellement en congé pour activités professionnelles à la Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec (SOFAD).
4 Un mur de téléprésence développé par la Société des arts technologiques (SAT), la plateforme de visioconférence Via, ainsi que DECclic de la Corporation Plateforme collégiale DECclic sont les trois technologies retenues dès le début du projet.
5 Pour une définition de ces fonctionnalités, voir plus loin la section Pleins feux sur les fonctionnalités.
6 Au Québec, plusieurs expériences subventionnées par le Fonds de l’autoroute de l’information, à tous les niveaux scolaires et notamment au niveau collégial ont vu le jour. La Vitrine APO (maintenant Vitrine Technologie-Éducation), l’Institut maritime de Rimouski, l’UQAM, le Centre collégial de formation à distance (CCFD) (maintenant le Cégep@distance), le Cégep de Jonquière et le Cégep de Chicoutimi ont pris part à ces expériences menées de 1995 à 2000. Elles permettent de mesurer maintenant le chemin parcouru en termes de convivialité des systèmes.
7 Poellhuber, Bruno & Chomienne, Martine et l'équipe de recherche du CEFRIO, Projet Cégeps en réseau, Devis de recherche, version du 17 mars 2007.
8 Poellhuber, Bruno & Chomienne, Martine (2007). Cégeps en réseau : un projet de télécollaboration et d’innovation pédagogique pour revitaliser les programmes techniques à petites cohortes. Actes du colloque de l’AIPU (Association de pédagogie universitaire) Montréal, p. 993 à 996.
9 Certains diront qu’il s’agit d’une première nord-américaine.
CommentairesRéagir au texte
c'est intéressant
c'est intéressant ces notions de vidéoconférence, je désire mieux maitriser ça. J'ai besoin d'une documentation sur la vidéoconférence, pourriez-vous me faire parvenir?
Jeff Kitenge, étudiant, Collège international Marie de France [2010-3-02]Collaboration
Bonjour, Nous disposons de dispositif dans les salles de visioconférence entre les académies et le siège du MEN (Ministère de l'éducation nationale...). J'ai besoin de votre aide pour ma thèse au même titre que la vôtre. Merci! Cordialement
Hossain Kounaidi, ingenieur système, DSI/DEN [2007-12-08]Réponse à Stéphane Cormier
Bonjour et merci de votre demande. Elle renforce l'idée que nous avons besoin d'exemples sur les pratiques des enseignants avec la visioconférence. Je crois que vous trouverez quelques éléments de réponse en consultant le récit et le clip vidéo qui l'accompagne, de Frédéric Aubrais à l'adresse: http://site.profweb.qc.ca/fr/recits/donner-un-cours-de-droit-a-partir-de-chez-soi-une-experience-hors-du-commun/recit/269/index.html . Et j'en profite pour lancer l'appel à la communauté "visioconférence - pédago - utilisatrice", si vous avez des pratiques illustrées qui peuvent répondre à des interrogations telles que celles de M. Cormier, merci de nous les faire connaître.
Martine Chomienne, Conseillère pédagogique Chargée de projets, Cégep@distance [2007-11-08]Dévelopement visio
Nous tentons de développer la visioconférence au sein de la Cité des Métiers Haute Normandie (France). Merci pour ces témoignages et conseils pédagogiques délivrés ici. Nous avons réalisé 3 visioconférences en octobre 2007 sur le thème "Les sciences au féminin". L'occasion pour nous de faire témoigner des femmes scientifiques sur les conditions d'accès à leurs métiers. 3 lycées et collèges en direct avec nous, des questions pertinentes parfois... Premier bilan : nécessité de préparer plus en amont les classes à ce type d'exercice et surtout améliorer l'animation même (la scénarisation)... Je suis à la recherche d'extraits de visio et d'autres conseils sur la préparation et la construction de visioconf... Merci encore. Visitez notre site : http://www.citedesmetiershautenormandie.fr/accueil.php
Stéphane CORNIER, Conseiller à l'emploi, Cité des Métiers Haute Normandie (France) [2007-11-05]Réponse à Nicole Perreault: concept de visioconférence
Je ne dirais peut-être pas, Nicole, que la visioconférence est un concept; la visioconférence, au même titre qu'un traitement de texte, est un logiciel qui présente certaines caractéristiques qui permettent certaines applications. Et parmi les caractéristiques importantes, j'ajouterais à celles que tu mentionnes, des outils de télécollaboration tels que le partage d'applications qui différencient pour le moment un logiciel comme VIA d'autres comme Skype ou MSN. Mais, ces deux derniers vont probablement offrir un jour ou l'autre eux aussi de tels outils de collaboration. Et merci de m'accueillir, comme tu le fais, alors que je fais une apparition dans le réseau collégial.
Martine Chomienne, Conseillère pédagogique et Chargée de projets, Cégep@distance et SOFAD [2007-10-18]Visioconférence = audio et vidéo quelle que soit l'utilisation ?
Merci Martine pour ce dossier ! Si j'ai bien compris, le concept de visioconférence englobe tout mode de communication à distance qui permet l'utilisation du son et de la vidéo, que l'activité se déroule dans un contexte planifié (atelier au colloque virtuel de l'APOP ; formation à distance) ou plus spontané (une collègue de Victoriaville qui utilise Skype pour communiquer avec un collègue de Rivière-du-Loup ; une prof qui communique avec ses élèves en utilisant Skype ou tout autre logiciel pour suivre le déroulement de leur stage ; deux élèves qui utilisent MSN avec leur webcam pour parler de...). Corrige-moi si je me trompe. En tout cas, c'est un plaisir de revoir ta binette dans un site collégial et bravo encore !
Nicole Perreault, Conseillère en technologies éducatives, Réseau REPTIC [2007-10-17]