Dernières parutions

  • Lundi 7 avril 2014 Johanne Morin (Cégep Limoilou) La classe inversée pourrait être pour vous! Johanne Morin a intégré la classe inversée à sa pratique. Non seulement celle-ci lui permet de dynamiser les interactions avec ses étudiants, mais aussi de valoriser les échanges et le partage en les plaçant au cœur de l’apprentissage de l’anglais langue seconde. Elle nous présente ici comment elle a réalisé cette intégration ainsi que les avantages et désavantages de la classe inversée.
  • Lundi 24 mars 2014 Luc Archambault (Cégep de Trois-Rivières) Réapprendre à enseigner par la classe d’apprentissage actif Luc Archambault est enseignant au département de littérature et communication du Cégep de Trois-Rivières. L’année dernière, il a commencé à enseigner dans une classe d’apprentissage actif. Ce faisant, il a dû modifier la manière dont il enseignait et ajuster la matière à l’étude. Si ce changement a pu être angoissant par moments, non seulement a-t-il eu une incidence positive sur la réussite étudiante, mais il lui a aussi fait redécouvrir le plaisir d’enseigner.
  • Lundi 10 mars 2014 Diana Bruno (Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec) Un lexique bilingue pour l’univers de la restauration Les étudiants formés au Québec pour travailler dans le secteur de la restauration doivent connaître une foule de termes techniques à la fois en français et en anglais. Diana Bruno, enseignante d’anglais langue seconde à l’ITHQ, est en train de produire un lexique bilingue qui permettra aux étudiants, aux enseignants et aux professionnels de l’industrie hôtelière de trouver les réponses à leurs questions liées à la terminologie de la restauration.
Liste des récits (226)

Récits

Lundi 27 août 2012 | Industrie de la mode 571

Créer une communauté d’apprentissage à l’aide des réseaux sociaux

Créer une communauté d’apprentissage à l’aide des réseaux sociaux Yves D. Morin enseignant, Cégep Marie-Victorin

Dans le cadre de sa maîtrise en enseignement collégial de Performa, Yves Morin suit de près les enseignants ayant des pratiques technopédagogiques. Plusieurs le font pour éliminer la verticalité pédagogique par une approche socioconstructiviste de la connaissance. Yves Morin fait de même depuis les années 2000. Il a d’ailleurs publié, à l’hiver 2010, [s]a petite histoire d’intégration des TIC en pédagogie (Pédagogie collégiale, vol. 23, no 2). Tout dernièrement, il a greffé à sa pratique du forum et d’un site Internet sur Profweb celle d’un Facebook de classe.

Extrait de la communication d’Yves Morin (AQPC 2012) :
le professeur pèse les raisons de l’emploi de l’usage des TIC en classe.

Facebook Fan, une introduction récente[1], pourquoi?

J’ai d’abord fait l’usage de Facebook à titre expérimental pour glisser des renseignements complémentaires aux leçons et pour répondre à des questions que des étudiants me posaient. Leurs demandes m’ont fait comprendre tout l’intérêt de réseau social pour communiquer! On attend parfois longtemps avant que les étudiants consultent leurs courriels du collège. Pas avec Facebook!

Alors, j’ai misé sur l’apport de cette messagerie rapide. Et j’ai introduit de petites questions « bonus » servant à alimenter la réflexion.

Voici les principaux gains :

  1. Facebook dote la classe d’un outil de communication instantané

    L’instantanéité des communications sert dans le cadre des rappels ou précisions que l’on fait ou demande sur la matière. L’information complète le plan de cours déjà en ligne dans le site du cours.

    L’instantanéité est aussi utile pour la couverture des événements concernant la commercialisation de la mode.

    La popularité de Facebook est réelle. Dans mes classes, une seule étudiante m’a indiqué ne pas l’utiliser. Bien que l’usage de Facebook soit tout naturel[2] dans notre discipline, je n’en impose pas l’usage. Ces étudiants marginaux reçoivent les infos ou questions bonus par MIO, mais perdent, bien sûr, les interactions de la classe et les bénéfices de la communication instantanée.

  2. Facebook relance la réflexion par des suggestions d’applications pratiques

    À la fin de la plupart de mes leçons théoriques, j’invite les étudiants à répondre à une question appliquant la théorie apprise à un autre contexte. 35 à 40 % de mes étudiants s’impliquent et laissent un commentaire dans Facebook. C’est très bien, vu le peu de points bonus attribués à ces réflexions (autour de huit questions par session). D’ailleurs, il n’y a pas eu beaucoup de différences entre la session notée et non notée.

    Certains se demandent quelle valeur détiennent les « J’aime » successifs que je récolte lorsque la première réponse donnée laisse bouche bée et semble, aux yeux de l’étudiant qui la lit, la bonne, la meilleure! Cela agit comme une maxime lue que l’on cite pour son intérêt! Mais comme ils savent qu’ils seront évalués, beaucoup se donnent la peine d’énoncer un point de vue complémentaire.

    Facebook

    Les premiers entrefilets et questions bonus
    du cours Fonctionnement d’une entreprise d’Yves Morin (automne 2011)

  3. Facebook nourrit la relation éducative

    Je tiens mes étudiants informés des activités de mon blogue pédagogique. Bien qu’il soit destiné aux enseignants et conseillers pédagogiques, il joue son rôle en classe. Il participe à la relation éducative que j’ai avec l’étudiant en dévoilant mon engagement et mes approches didactiques et pédagogiques.

Facebook Fan : comment procéder?

On crée la page Facebook en sélectionnant l’option « créer une page de classe » dans la frise inférieure de Facebook. On associe cette page à son cours. Les étudiants n’ont plus qu’à vous suivre.

Facebook

Outil de création d’une page Facebook Fan

Le forum, une pratique ancrée, pourquoi?

Mon introduction de Forumactif.com (gratuit pour ses utilisateurs) est plus ancienne (2007), bien avant que LÉA soit adopté dans mon collège. Comme il s’agit d’une activité essentielle de mon cours, l’activité du « forum des potines » est obligatoire. Elle correspond à 20 ou 30 % de l’évaluation sommative. Voici les principales raisons de cette utilisation :

  1. Le forum favorise l’appropriation des principaux concepts du cours. Chacun des étudiants doit expliquer, dans son article, trois des notions couvertes en classe. Il doit éclairer son explication de citations théoriques tirées du bassin de textes lus et alimenter ses réflexions de deux interventions d’étudiants de la classe (les premières qui figurent dans le forum constituent deux exemples et un contre-exemple provenant d’années antérieures).
  2. Le forum introduit des pratiques métacognitives. L’étudiant doit présenter, dans l’article du forum, les conceptions qu’il entretenait au départ du cours à l’égard des réalités abordées. Il peut en venir à infirmer ses perceptions initiales ou à en confirmer la justesse tout en indiquant ce qui s’est modifié. Ce travail est la meilleure façon de faire prendre conscience à l’étudiant ce qu’il a appris et réalisé.
Gérer un forum, comment?

L’étudiant n’a qu’à s’inscrire sur mon forum. Quant au professeur, il doit dégager le temps nécessaire à la réflexion des étudiants en tentant de concentrer sa théorie dans la première moitié de la session.

À partir de la 7e leçon, les contenus essentiels de mon cours ont été présentés. Les étudiants entament leur réflexion dès qu’une notion est couverte. Les étudiants les plus vaillants ont une influence positive sur les autres qui se sentent obligés de s’y mettre et de travailler davantage.

Cherchez-vous à encourager une pédagogie active? Comment procédez-vous?


1 Automne 2011, cohorte de première session, cours : Fonctionnement d'une entreprise (Mode 571-143-MV ); Contexte d'un cours en classe sèche traditionnelle. Hiver 2012, cohorte de sixième session, cours : La gestion informatique d'un commerce (Mode 571-645-MV) ; Contexte d'un cours en laboratoire informatique.

2 L’enseignante Maggy Richmond-Mhairig expose dans son récit : Twitter en design de la mode l’utilité des pratiques de réseautage en design de la mode. Elle privilégie toutefois Twitter.

Bookmark and Share

CommentairesRéagir au texte

  • Français
  • Anglais

BRAVO

Merci pour ce moment de partage, j'en aurai bien écouter davantage :( dommage en tout cas bravo très intéressante votre approche :)

Nadya Benyounes, chargée de mission TICE, CRDP [2012-10-28]

Une technopédagogie sans laissés-pour-compte

L'utilisation pédagogique que vous présentez de Facebook est inspirante. En effet, il est intéressant de joindre les jeunes dans les lieux virtuels qu'ils fréquentent. En plus, j’apprécie tout particulièrement le fait que vous teniez compte des étudiants marginaux, ceux qui ne veulent pas se servir des réseaux sociaux sur Internet, en leur proposant une option qui ne les pénalise pas. Nous n’avons pas le choix, en tant que technopédagogue, de suggérer des solutions de rechange aux élèves récalcitrants tout en espérant qu’ils changent d’avis.

Mireille Fancesconi, Professeure de littérature et de français, Cégep régional de Lanaudière - Terrebonne [2012-9-17]

Des applications à apprivoiser

Je me demande comment vous conciliez le développement de compétences avec l'attribution de points pour l'intervention dans la plate-forme. On décèle une certaine pertinence dans le programme "Commercialisation de la mode";encore que la création et le maintien d'un facebook-fan conviendrait mieux dans le cadre d'une simulation. Pourrait-on valoriser l'utilisation de ces applications dans le cadre d'une approche didactique qui fait un lien entre les compétences à développer et l'approche pédagogique utilisée. Le forum quant à lui est une application qui permet la collaboration et l'apprentissage des participants. Il faut s'assurer que les consignes visent la qualité de l'information partagée, la consultation assidue des commentaires des pairs et la co-construction des apprentissages. Le rôle de l'enseignant est important dans l'intérêt et le respect qu'il démontre aux intervenants dans le forum. Merci pour votre article

Claude Martel, chargé de projet, PERFORMA [2012-9-07]

Merci

Merci Helen

Yves Morin, enseignant, AQPC [2012-8-28]

Félicitations Yves!

Super Yves, Tu es un excellent vulgarisateur (dans le bon sens du terme, évidemment). Helen

Helen Brunet, enseignante, Cégep Marie-Victorin [2012-8-27]


Commenter, échanger ou collaborer Compléter les champs suivants (obligatoires*)
Nom :
Prénom :
Courriel :
Fonction :
Organisme :
Si autre :
Titre du message : *
Code de sécurité : *

(taper les lettres figurant ci-dessus en respectant leur case)
 
Message : * Insérer un lien :

Syntaxe pour créer un lien : [[titre|url]]