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  • Lundi 7 mai 2012 Marie-France Dussault (Collège François-Xavier-Garneau) Roger Ménard (Collège François-Xavier-Garneau) Richard St-Pierre (Collège François-Xavier-Garneau) Stratégie : un gestionnaire de stages en ligne efficace Le gestionnaire de stages en ligne, Stratégie, de la Direction de la formation continue du Collège François-Xavier-Garneau, améliore la qualité de l’encadrement des stagiaires en Techniques de bureautique. Les conditions d’exercice de la supervision de stages en mode virtuel favorisent le suivi individuel et facilitent la résolution de problèmes. Il est un outil tout naturel pour les professeurs de ce programme et pour ces stagiaires, habitués à Internet.
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Lundi 8 mars 2010 | Esthétique et histoire de l'art 520

L’enseignement par les pairs en Arts et lettres

L’enseignement par les pairs en Arts et lettres Megan Spriggs enseignante, Marianopolis College

Trouver des façons de susciter l’intérêt chez les étudiants à apprendre en classe est tout un défi, spécialement pour les enseignants dont l’expérience est entièrement basée, comme dans mon cas, sur le traditionnel cours magistral. Comme alternative à cette méthode, l’enseignement par les pairs propose une approche prometteuse qui aide à diversifier les procédés pédagogiques tout en encourageant l’ensemble de la classe à participer. Plusieurs études démontrent que lorsqu’on stimule les discussions entre étudiants sur la matière du cours, comme le préconise l’enseignement par les pairs, il en résulte une capacité d’apprentissage améliorée par rapport à l’approche plutôt passive qui consiste à prendre des notes.

...plus d’étudiants lisent les textes au programme; l’approche questions/télévoteurs motive certains étudiants à être plus actifs dans leur apprentissage... Le télévoteur – transmetteur sans fil qui permet à l’étudiant de répondre à des questions – est un outil qui facilite l’enseignement par les pairs. Le télévoteur n’est pas une méthode d’enseignement en soi; il est plutôt un moyen de parvenir à ses fins. Il incite l’étudiant à reformuler en ses propres termes la matière apprise en classe de façon à pouvoir transmettre cette connaissance à ses collègues. Ayant cet objectif à l’esprit, j’ai décidé de participer au projet pilote de l’automne 2009 sur l’enseignement par les pairs à l’aide des télévoteurs, projet lancé par le service Pedagogical Resources & Training du collège Marianopolis, dans le cadre d'un cours portant sur les perspectives en arts et lettres.

Les raisons qui, pour moi, plaidaient en faveur de l’utilisation des télévoteurs étaient assez variées. Je voulais susciter l’enthousiasme chez mes étudiants à l’idée de pouvoir lire les sources primaires avant les discussions en classe. Je pensais que l’anonymat du télévoteur allait permettre aux étudiants plus timides de participer et de recevoir de la rétroaction. Et de façon générale, j’espérais que l’enseignement par les pairs rendrait mon enseignement plus intéressant et l’apprentissage des étudiants plus efficace.

J’ai débuté modestement par une utilisation des télévoteurs dans quatre classes seulement. Les jours où j’avais demandé aux étudiants de préparer une lecture, je posais quelques questions à choix multiples sur le texte. Les étudiants devaient répondre individuellement en utilisant les télévoteurs. Je leur montrais alors la ventilation des réponses, sans toutefois leur montrer les réponses. Chaque fois que le vote n’était pas concluant, je demandais aux étudiants de discuter de la question entre eux et ensuite de voter de nouveau pour voir si le nombre de bonnes réponses allait augmenter. J’ai aussi fait appel à la méthode qui propose de répondre oui ou non sur des opinions émises afin de générer des discussions et revoir la matière présentée en classe. Ci-dessous, quelques diapos contenant des exemples typiques de questions que j’ai utilisées.

Exemples de de questions utilisées avec des étudiants - Cliquez sur l'image pour l'agrandir!

Après cet essai à échelle réduite de la méthode, voici quelques observations positives : plus d’étudiants lisent les textes au programme; l’approche questions/télévoteurs motive certains étudiants à être plus actifs dans leur apprentissage et les résultats peuvent servir à déceler les thèmes qui mériteraient de plus amples explications; l’utilisation du télévoteur incite les étudiants plus timides à répondre aux questions et l’enseignement par les pairs qui en résulte ajoute de la variété aux activités en classe. Plusieurs étudiants ont fait des remarques sur le côté ludique des télévoteurs, mais l’attrait de la nouveauté va vite s’émousser.

Il est évident que toute expérience faisant appel à la technologie ne peut s’avérer totalement positive. La nature factuelle des questions à choix multiples ou auxquelles on répond par oui ou par non à l’aide de télévoteurs ne peut en soi rendre compte des distinctions et des nuances qui sont si importantes en art ou en littérature. En plus, les étudiants ne lisaient pas toujours les textes avant d’arriver en classe, ce qui donnait des discussions qui tombaient rapidement à plat parce que plusieurs d’entre eux ne pouvaient participer pleinement. Les résultats de l’expérience n’ont pas non plus donné d’évaluation précise quant à leur capacité à saisir le sens des textes. À l’occasion, des pépins techniques ralentissaient le déroulement du cours, mais avec un peu plus d’expérience sur l’utilisation du logiciel, il deviendra de plus en plus facile de s’ajuster. Il fallait en outre relever le défi d’adapter à un cours sur les arts une méthode développée pour les sciences; par ailleurs, les informations sur la façon d’utiliser efficacement cette méthode dans le cadre des sciences humaines n’étaient pas très abondantes.

La possibilité qu'offre cette méthode d’améliorer l’apprentissage des étudiants – mon premier objectif en tant qu’enseignante – mérite certainement la recherche de solutions originales.À la fin du semestre, les organisateurs du projet pilote ont fait un sondage auprès des étudiants participants pour connaître leur perception de l’enseignement par les pairs à l’aide des télévoteurs. Des 25 étudiants qui avaient participé, 18 ont accepté de répondre. Pour 63 % d’entre eux, l’utilisation des télévoteurs était une nouveauté; 89 % ont constaté que les télévoteurs avaient permis, à divers degrés, une plus grande participation de la classe; 88 % ont trouvé que cela rendait la matière plus intéressante. En outre, 72 % ont répondu que cela les avait aidés à comprendre la matière plus facilement; 67 % ont confirmé que les discussions en classe avaient augmenté; et 61 % ont considéré que les télévoteurs leur avaient permis de mieux évaluer leur propre apprentissage. Cependant, la classe était divisée à cinquante-cinquante quant à savoir si les télévoteurs les avaient aidés à mieux assimiler les concepts abordés pendant les cours. Et même si 56 % de mes étudiants reconnaissent à divers degrés que leur apprentissage s’était amélioré grâce à l’enseignement par les pairs à l’aide des télévoteurs, un pourcentage significatif croit que non.

Ce dernier résultat ne fut pas une surprise. La méthode ne peut fonctionner que si les étudiants participent pleinement au processus. Lorsque ceux-ci sont adéquatement préparés pour une discussion sur le matériel de cours, l’enseignement par les pairs donne lieu à de merveilleux débats; mais sans une préparation adéquate, il y a souvent peu à dire, peu à débattre et donc peu à apprendre. Pour connaître du succès avec l’enseignement par les pairs, un engagement de tous les participants est nécessaire.

Ces observations me forcent à m’interroger sur la façon d’amener les étudiants à participer pleinement au processus si je devais à nouveau faire appel à l’enseignement par les pairs à l’aide des télévoteurs. La prochaine fois, je présenterais la méthode et ses avantages dès le début du semestre. Ça n’avait pas été le cas avec mon groupe test parce que j’ai adhéré au projet pilote alors que les cours avaient commencé depuis plusieurs semaines déjà. J’utiliserais aussi les questions avec télévoteurs plus fréquemment. : Les étudiants du cours sur les perspectives en arts et lettres ont tendance à se montrer plus intéressés par le matériel de cours. De ce fait, les bénéfices de l’enseignement par les pairs, si la méthode est clairement expliquée et renforcée périodiquement, devraient devenir un puissant motivateur pour la préparation de leurs cours. Si cette approche ne fonctionne pas, en dernier recours les lectures pourraient être liées à une évaluation. Même si ce n’est pas vraiment mon style d’imposer des jeux-questionnaires-surprises, si c’est ce qu’il faut pour mieux faire fonctionner l’enseignement par les pairs, le jeu en vaudra la chandelle. La possibilité qu'offre cette méthode d’améliorer l’apprentissage des étudiants – mon premier objectif en tant qu’enseignante – mérite certainement la recherche de solutions originales.

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INITIATIVE TRES INTERESSANTE

pairsanciens-pairsnouveaux Vous avez reussi a garder l'attention des etudiants, a les impliquer ce qui est tres important... Je crois que si cette experience continue, les conclusions seront plus precises.

Ginette Provost, etudiante maitrise en fprmation a distance /teluq Uqam, UQAM [2010-3-11]

Weighing benefits to learning

Reading Megan's article I was struck by the very strong survey results for student perceptions of the effect Megan's new approach had on their learning. If these perceptions are to be taken at face value, then these results are very encouraging indeed. I am a firm believer that with a variety of pedagogical strategies at our disposal, every student can be better supported in their learning (and I'd suggest that the development of a range of effective teaching and learning strategies is the hallmark of a skilled teacher). And while no instructional approach promises to reach all students equally (lecturing sure as heck doesn't!), when 50% or more of the students in a class report that their learning benefited from a new learning method I think we should pay attention. Increased preparation for class, interest in the material, class participation, and meta-cognition are all good indications that learning is happening. Moreover, feedback to the instructor that more attention needs to be given to encouraging preparation of readings before class is also very useful, and relevant to any instructional approach that I can imagine. If we can get students preparing for class (by carrot or by stick), then the increased engagement aimed at by peer instruction methods might yield some very strong learning gains, or at least help to build the foundation upon which deeper learning is to develop. Due to the vast number of confounding variables typically present in a 'live' educational setting (as opposed to a lab), it is often difficult to determine what effect a teaching or learning intervention really has on student learning outcomes. That's just the nature of the game. But I was reminded while reading Megan's article of one of the central tenets of educational research: "do no harm". Unless a teaching/learning strategy is having a detrimental effect on others in the class, if 50-80% of the students are reporting benefit then we should continue to develop that strategy in order to maximize its effectiveness, even if the other 20-50% are reporting that it does nothing for them. Add hopefully the positive effect on student learning is great enough to justify the investment in instructional innovation that is required to make an approach really work. So thanks Megan for your willingness to do some of that work, and for sharing with with us all.

Mark Stephen, Academic Resources / Educational Technology, Marianopolis College [2010-3-08]

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