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Le plagiat et autres types de triche scolaire à l'aide des technologies : une réalité, des solutions
Le lundi 22 janvier 2007
Le plagiat et autres types de triche scolaire à l'aide des technologies : une réalité, des solutions
Nicole Perreault, animatrice, Réseau des REPTIC

État de la question

Disons-le tout de suite : depuis que l’école existe, le plagiat et la tricherie scolaire existent. Mais quand les sources possibles « d’inspiration » se situent en dehors de la bibliothèque du collège, qu’elles sont accessibles en quelques clics de souris et qu’elles se multiplient de façon exponentielle, dépister le plagiat peut devenir un réel casse-tête et nos étudiants le savent… En peu de temps, le Web est devenu la source de documentation principale pour 97,6 % des étudiants français alors que seulement 57,2 % d’entre eux vont encore à la bibliothèque.

Les données récentes entourant le plagiat scolaire à l’aide des technologies mettent en lumière l’ampleur d’un phénomène dont il a été peu ou prou question dans le réseau collégial québécois (exception faite d’un avis éclairant mais peu connu de la Commission d’éthique de la science et de la technologie – Jeunesse 2005 - CEST-Jeunesse dont il sera question plus loin) et d’un article paru dans le bulletin Clic en 2003, alors que le réseau universitaire tend de plus en plus vers des actions concrètes. Et pourtant, les chiffres qui suivent sont assez évocateurs d’une situation qui est présente dans tous les ordres d’enseignement :

  • Les résultats d’une enquête visant à connaître les habitudes de documentation des étudiants sur Internet en 2005, indiquent ceci :
    • 75 % des étudiants interrogés rapportent avoir recours au copier – coller sans citer les sources lorsqu’ils rédigent leurs travaux;
    • 91 % des enseignants signalent avoir été confrontés au plagiat;
    • 69,8 % des étudiants estiment qu'un devoir type contient au moins un quart de textes recopiés d’Internet, toujours sans citation des sources.
  • Aux États-Unis, une enquête menée par The Center for Academic Integrity (CAI) auprès de 60 000 étudiants du premier cycle universitaire en juin 2005 révèle ceci :
    • 70 % des étudiants ont recours à un type ou un autre de triche à l’aide des technologies et le pourcentage est le même chez les collégiens (high school);
    • 50 % des étudiants admettent avoir commis du plagiat électronique important à une ou plusieurs reprises dans le cadre de leurs travaux écrits;
    • en l’absence de consignes claires sur les normes afférentes à la citation des sources électroniques, 77 % des étudiants ne croient pas qu’utiliser le copier – coller sans citer les sources soit un geste sérieux et répréhensible…;
    • 95 % des plagiaires signalent qu’ils ne se sont pas fait prendre.
  • Au Canada :

Toutes les disciplines sont concernées par le plagiat et autres types de triche à l’aide des technologies, des mathématiques à l’histoire, de la gestion à la philosophie, et cette problématique est appelée à aller en croissant avec la multiplication des classes branchées et des cours offerts à distance.

Dans le réseau collégial québécois, des intervenants impliqués dans les programmes faisant appel au portable chez les étudiants ont déjà été confrontés au plagiat [communication personnelle]. De leur côté, dans le cadre d’un sondage effectué en décembre 2006 auprès des répondantes et répondants TIC du réseau collégial, 90 % d’entre eux ont rapporté que des enseignants de leur collège leur avaient fait part de leurs préoccupations à propos du plagiat à l’aide des technologies par leurs étudiants. Plus de la moitié des répondants signalent qu’on leur a déjà soumis des cas réels de plagiat. Soixante-dix-sept pour cent (77 %) des répondants ont déjà proposé à leurs enseignants des solutions, des astuces, de façon formelle ou informelle, mais seulement 30 % d’entre eux se sentent vraiment outillés face à cette problématique.

Le plagiat et autres types de triche à l’aide des technologies par les étudiants constituent donc un sujet de préoccupation bien réel dans le réseau collégial québécois. C’est un dossier complexe qui interpelle une réflexion et des actions tant en ce qui a trait à la prévention, à la détection, aux conséquences en matière d’apprentissage, aux modes d’évaluation actuellement utilisés qu’aux valeurs éthiques qui sont mises en jeu.

Loin d’apporter une solution totale aux questionnements qu’il fait surgir, ce dossier tente néanmoins d’apporter un éclairage qui, nous l’espérons, permettra aux enseignants et autres intervenants du collégial d’être sensibilisés à cette problématique et de proposer des pistes de recherche et de solution.

La présente section décrit en quoi consiste la triche à l’aide des technologies et quelles sont les formes qu’elle peut prendre; un accent particulier est mis sur le plagiat. Elle tente également de cerner les motifs qui incitent des étudiants à adopter ces comportements. La section Dans la pratique propose solutions qui peuvent contribuer à prévenir et à détecter le plagiat et autres triches à l’aide des technologies chez nos étudiants. Finalement, on trouvera dans la section Références utiles des liens vers des documents électroniques et des sites Web ayant un lien direct avec la problématique.

En tant qu’enseignant ou autre intervenant du collégial, si vous considérez que ce dossier mérite qu’on s’attarde davantage à la situation du plagiat et de la triche à l’aide des technologies chez les étudiants, par le biais entre autres d’un espace de discussion et de documentation dans Profweb, vous êtes invité à en signaler votre intérêt dans la section Commentaires.

Voyons tout d’abord en quoi consiste la tricherie scolaire à l’aide des technologies, quelles sont les formes qu’elle peut prendre et quels motifs incitent les étudiants à y avoir recours.

LE PLAGIAT ET AUTRES TYPES DE TRICHE À L'AIDE DES TECHNOLOGIES

Dans la très grande majorité des disciplines scolaires, les étudiants sont appelés à réaliser des travaux de recherche ou à faire des examens, que ce soit dans une classe traditionnelle, un laboratoire informatique ou à la maison. Dans l’accomplissement de ces tâches, des étudiants peuvent être tentés d’avoir recours à certains types de triche à l’aide des technologies, le plus fréquent, le plus connu et le plus complexe étant le plagiat électronique. C’est de ce type de tricherie dont il est d’abord question dans cette section. Il existe également d’autres types de triche à l’aide des technologies que nous abordons un peu plus loin.

Le plagiat à l’aide des technologies

Lorsqu’un étudiant rédige un travail de recherche, on lui demande la plupart du temps d’indiquer les sources qu’il a utilisées en respectant les normes liées à leur citation. Cependant, comme le souligne la CEST-Jeunesse, cette façon de faire repose sur l’honnêteté intellectuelle de l’étudiant et elle ne constitue pas nécessairement un rempart total contre le plagiat ou à toute autre forme de malhonnêteté intellectuelle.

Mais qu’entend-on au juste par plagiat?

La CEST-Jeunesse définit le plagiat par le fait de copier en tout ou en partie le contenu d’une autre production dans sa propre production sans en citer la source. Si l’autre production provient d’une source électronique, quelle qu’elle soit, on parlera de plagiat électronique ou de plagiat à l’aide des technologies. Dans un contexte scolaire, le copier – coller, le téléchargement et l’achat de travaux provenant de l’extérieur sont des formes de plagiat à l’aide des technologies, et ce, quel que soit le type d’autorisation d’utilisation (par exemple, le copyleft) que l’auteur original a accordée à sa production. Voyons maintenant les formes que peut prendre le plagiat à l’aide des technologies.

Le fameux copier – coller

Une des caractéristiques du plagiat électronique, c’est l’aisance avec laquelle il peut s’effectuer. Le cas de figure classique, c’est le fameux copier – coller tellement simple et rapide à réaliser. Il peut s’agir1 :

  • de recopier textuellement une phrase, un paragraphe ou une page entière provenant d’une source électronique (ex. : page Web, blogue, forum, courriel, fichier Word, fichier PowerPoint, cédérom, etc.) sans placer le texte entre guillemets et sans en mentionner la source;
  • d’insérer des images, des graphiques, des données (ex. : fichier Excel, base de données en ligne) sans en indiquer la source;
  • de traduire partiellement ou totalement un texte, et de coller la traduction sans en mentionner la provenance.

La réutilisation de travaux existants

Une autre forme que peut prendre le plagiat à l’aide des technologies consiste, pour l’étudiant, à réutiliser des productions électroniques provenant de l’extérieur ou de travaux qu’ils a rédigés antérieurement. En voici quelques exemples :

  • télécharger des productions accessibles sur le Web :
    • bien malgré eux, des sites Web donnent accès à une foule de productions qui peuvent être téléchargées au complet et utilisées comme travail scolaire. Ainsi, des sections de sites comme Thèses électroniques de l’Université de Lyon 2, Wikipedia et l’encyclopédie de l’Agora peuvent faire l’objet de téléchargement et être utilisées comme travail scolaire;
    • par ailleurs, des sites Web de triche offrent le téléchargement gratuit de travaux scolaires. Un site au nom évocateur, School Sucks, met ainsi en ligne environ 50 000 travaux scolaires;
  • copier le travail ou le rapport de laboratoire d’un autre étudiant, avec son accord, et le présenter comme le sien;
  • réutiliser un travail qu’on a produit dans un autre cours sans avoir obtenu au préalable l’accord du professeur.

L’achat de travaux scolaires

L’achat de travaux scolaires en ligne est un phénomène qui se répand à la vitesse grand V. Ceux-ci peuvent être tout faits ou être rédigés sur commande.

Ainsi, depuis quelques années, des sites Web francophones et anglophones offrent la possibilité d’acheter des travaux scolaires déjà réalisés en entier, parmi une multitude de disciplines scolaires, et ce, pour une dizaine de dollars par travail.

Le site francophone Oboulo.com est un de ces sites : il offre à ses « clients » des milliers de travaux allant des « gènes de la vision » à « la situation économique en Chine », en passant par le « suicide chez les personnes âgées ». Les étudiants peuvent choisir la longueur du travail désiré (moins de 10 pages, plus de 10 pages, de 20 pages, etc.) et son format (Word, pdf, PowerPoint, etc.). Zetud.net et le site anglophone CheatHouse.com offrent un service semblable à celui d’Oboulo.com.

D’autres sites proposent de rédiger le travail de l’étudiant à sa place et ce dernier peut commander un travail entièrement personnalisé : le niveau de langage peut être adapté, on peut inclure volontairement des fautes ou des erreurs de façon à ne pas éveiller les soupçons des correcteurs, etc. Un supplément peut être exigé si le travail doit être livré dans les 48 heures suivant la demande. Finis les devoirs est un exemple de ce type de commerce. Label oblige, le site spécifie que, pour assurer un résultat de qualité, les travaux sont réalisés par des étudiants d’un niveau supérieur à celui du « client »...

Pour un aperçu des divers sites francophones et anglophones qui offrent le téléchargement de notes de cours et de travaux d’étudiants, l’achat ou la rédaction de travaux, vous pouvez consulter l’article de Thot intitulé Étudier, rédiger, plagier, tricher, empêcher la triche ou ne pas tricher – des ressources.

Autres types de triche à l’aide des technologies

Par ailleurs, si l’étudiant utilise son cellulaire lors d’un examen pour obtenir des réponses, s’il se connecte avec le nom d’utilisateur et le mot de passe d’un collègue et utilise des informations provenant du compte, nous avons affaire à d’autres types de tricherie à l’aide des technologies. Ceux-ci s’observent généralement dans un contexte d’évaluation (examen). Voyons comment ils peuvent se manifester :

  • durant un examen à l’ordinateur, l’étudiant échange des réponses en clavardant sur MSN : même si plusieurs cégeps et collèges bloquent le téléchargement sur les ordinateurs, les étudiants peuvent avoir accès à MSN avec un simple branchement Internet;
  • lors d’un examen où l’étudiant utilise un portable, ce dernier trouve des informations sur Internet et il les place dans ses réponses;
  • lors d’un examen, l’étudiant envoie un message texte avec son cellulaire à une personne située en dehors de la salle et reçoit sa réponse par la suite;
  • l’étudiant se connecte avec le même nom d’utilisateur et le même mot de passe qu’un autre étudiant pour subtiliser des informations ou des travaux.

 

POURQUOI DES ÉTUDIANTS S'ADONNENT-ILS AU PLAGIAT À L'AIDE DES TECHNOLOGIES?

La méconnaissance des normes reliées à la citation des sources

Dès le primaire, les élèves réalisent des travaux de recherche dans Internet. Très souvent, sans en envisager les conséquences, des enseignants peuvent encourager le copier – coller d’images et de textes que les jeunes ont glanés dans la toile. En effet, les sources provenant du Web sont souvent perçues par plusieurs comme des textes publics, et donc non soumis à la même protection que peuvent l'être des textes publiés au format papier. Cette situation peut perdurer au secondaire et au collégial où l’étudiant peut croire que le copier – coller à partir du Web sans identifier la source est quelque chose de normal.

Le partage de fichiers d'ordinateur à ordinateur (poste à poste) via Internet permet d'obtenir rapidement et gratuitement, fichiers musicaux, vidéos, images, logiciels, etc., sans nécessairement en détenir ou en payer les droits. Ce phénomène mondial, amorcé depuis1999 et très présent chez les jeunes, s'est transformé en véritable culture de partage tenant peu compte des barrières légales existantes. N'y aurait-il pas là un incitatif de plus à obtenir rapidement ce que l'on veut sans en payer le prix réel?

Certains étudiants plagient donc sans véritablement le savoir, souvent par manque de sensibilisation à l’importance de la reconnaissance des normes associées à la citation des sources.

Sauver du temps…

Les témoignages d’étudiants recueillis par Michelle Bergadaà dans un site collaboratif consacré au plagiat électronique indiquent que, pour certains, le plagiat permet tout simplement de… gagner du temps… Comme le relate un d’entre eux, « nous sommes obligés de frauder un jour ou l’autre afin de respecter le temps dont on dispose ». Plagier, « c’est un peu comme si on avait un collaborateur que l’on ne paie pas, qui est efficace et en plus qui est rapide ! » et puis, « tout est sous la main, alors pourquoi se fatiguer? ».

Tout le monde le fait, alors…

Bon nombre d’étudiants se fient tous simplement au comportement de leurs pairs. S’il leur semble que ceux-ci plagient, ils vont en faire autant. Dans son témoignage, un étudiant rapportait que plagier lui permettait d’avoir de bonnes notes et que ça ne le dérangeait pas car, « en fin de compte, tout le monde le fait ».

Bergadaà et CEST-Jeunesse se demandent également si le comportement de certains enseignants en matière de citation des sources (ou de non-citation devrait-on dire) est exemplaire. Selon eux, ce qui est observé chez des étudiants pourrait traduire en partie ce que ces derniers observent autour d’eux.

Y’a pas de danger de se faire prendre…

Bon nombre d’étudiants plagiaires révèlent que, si les chances de se faire prendre étaient réelles, ils ne tricheraient plus. Ce qui les retiendrait, ce serait la possibilité d’une sanction et « plus forte elle serait, moins on se frotterait au plagiat ». D’ailleurs, est-ce paradoxal, en ce qui a trait aux sanctions potentielles, ils sont extrêmement sévères… Dans son témoignage, un étudiant indique que la seule solution qu’il entrevoit pour contrer la triche, ce serait… des sanctions monumentales, « essayer de leur faire super peur avec des sanctions de fou ».


1 Sources d’informations pour cette partie du dossier :

Exemples de situation de plagiat. In Le plagiat. Dossier produit par Infosphère. www.bibliotheques.uqam.ca/recherche/plagiat/index.html [en ligne]. Page consultée le 29 novembre 2006.

Tremblay, L. Plagiat sur le Web – exemples. In Site Web du Réseau des répondantes et répondants TIC – section Pratiques mobilisatrices (24 avril 2006) www.reptic.qc.ca [en ligne].

Commission de l’éthique de la science et de la technologie – avis de la CEST-Jeunesse 2005. Le_plagiat_électronique_dans_les_travaux_scolaires – une pratique qui soulève des questions éthiques. Avis adopté le 14 juin 2005. www.ethique.gouv.qc.ca/index.php [en ligne].

Nicole Perreault

 

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Commentaires
Des suites à la publication d'articles dans Le Devoir
Depuis quelque temps, le plagiat est un sujet abordé par les médias d'information et dans certains colloques. Serait-il pertinent d'en parler dans la section Quoi de neuf?
Lyse Favreau, équipe d'animation, Profweb [2009-4-28]
Échanger et collaborer
Bonsoir, Je viens de découvrir votre site et surtout votre écrit sur le Plagiat et autres types de tricherie. je n 'ai pas fini de le lire, je vous ferai un commentaire et partager avec vous les réalités de mon pays! Bonne soirée!
P Marie Bernadin OUEDRAOGO, CASU; Gestionnaire des systèmes éducatifs en formation à l'Université Senghor d'Alexandrie, DEP/MESSRS/Burkina Faso [2008-11-02]
Échange
La situation décrite par Mme Perreault (plagiat et triche scolaire) occupe l'esprit de tout enseigant ou chercheur dans le domaine pédagogique du fait que les capacités et les compétences de nos élèves (futurs chercheurs, futurs enseignants...) sont en jeu. Il faut donc un remède au moins: soit qu 'on change les méthodes d'évaluation, soit qu'on change les méthodes d'apprentissage, ce qui est pas facile.
Abdellatif Kamel, professeur au collégial, Collége youssef ibn tachfine benslimane MAROC [2007-10-21]
je veux m'inscrire à une université de profweb
Je suis de natinalité macocaine né le 13 mai 1985 et je veux recevoir le formulaire pour étre accepté dans une de vos universités. Avec tous mes respects dévouées.
agouram jamal, etudiant, je n'ai pas [2007-9-10]
La méconnaissance des normes...
Merci Nicole pour ce dossier pertinent. J'avais pris connaissance de ce dossier l'an dernier, mais j'y reviens histoire d'approfondir le sujet... Cette fois-ci j'ai consulté plusieurs hyperliens. Je retiens qu'il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès du personnel enseignant et des étudiants. Il faut travailler des deux côtés à la fois. C'est souvent la méconnaissance des normes, le manque de rigueur dans les habitudes de travail intellectuel ou la loi du moindre effort qui nous font basculer dans le plagiat. On n'est plus ou moins conscient qu'on n'est pas correct... autant dans l'abus du copier-coller que dans la citation des sources. Aussi, je pense que les ateliers sur la recherche documentaire et sur la citation des sources (par exemple) m'apparaissent de bons moyens de rejoindre autant les profs que les étudiants.En parallèle, il restera toujours une minorité de "tricheurs conscients"...Avec ces derniers, il faut user d'autres moyens et appliquer des conséquences, pourvu que les règles et les normes soient connues de ces derniers... Ton dossier me donne une belle porte d'entrée susciter la réflexion avec des enseignants de mon collège. Merci.
Claude Bilodeau, conseillère pédagogique, Cégep Beauce-Appalaches [2007-8-28]
premiere fois sur le site
Tres informatif
Helene Tremblay, etudiante, Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu [2007-8-27]
atelier sur la prevention du plagiat
J'aimerais offrir aux profs des ateliers sur la prevention du plagiat numerique. Cette information devrait m'aider a trouver un conferencier.
Michelle Gastonguay, Directrice de l'enseignement regulier, Campus Notre-Dame-de-Foy [2007-5-28]
Encore le iPod...
Au moment où j'écris ce commentaire, la période d'examens débute dans le réseau collégial. Un billet du carnet Techno de Bruno Guglielminetti [http://www.radio-canada.ca/radio/techno/], rapporte que le iPod est particulièrement ciblé par les écoles ces temps-ci. Le billet indique ceci : Le meilleur exemple, c'est ce jeune homme qu'on a observé pendant qu'il écoutait un fichier audio qui défilait des dates importantes lors d'un examen d'histoire. Le jeune avait caché son baladeur dans ses vêtements et avait passé le petit fil de son écouteur sous son épaisse chevelure. Pour contrer la nouvelle tendance, certains collèges américains ont demandé de carrément bannir les baladeurs numériques des salles d'examen. Encore une fois, j’aimerais signaler que le dossier sur le plagiat et autres formes de triche avec les TIC ne remet pas en question l’utilisation et l’utilité des TIC en enseignement, au contraire ! D’ailleurs, le plagiat n’est pas né avec les TIC. Toutefois, l’usage grandissant des TIC à l’école mérite qu’on s’attarde à la problématique du plagiat électronique et qu’on réfléchisse à des pistes de recherches et de solution.
Nicole Perreault, Conseillère en technologies éducatives, Réseau des REPTIC [2007-5-08]
Un article de La Presse sur la "triche numérique"
Le 27 avril dernier, La Presse a publié un article indiquant qu'un nombre croissant d'écoles américaines interdisent le lecteur multimédia (iPod) durant les examens. Or, comme le souligne l'article, le iPod peut s'avérer un outil pédagogique fort utile. Aussi, plutôt que de penser à son interdiction, je crois qu'il nous revient de réfléchir sur les moyens d'encadrer son utilisation.
Nicole Perreault, Conseillère en technologies éducatives, UMCE [2007-4-30]
C'est un fait...
C'est vrai qu'avec internet bien des choses sont possibles, et je ne suis pas surprise de voir ce haut niveau de plagiat. Et c'est assez difficile pour un enseignant de voir si ce qu'il reçoit est le travail d'un étudiant... ou le résultat d'une série de copier-coller trouver sur l'internet. C'est effectivement un réel problème.... Et même pour nous les étudiants c'est un problème...
Julie Morin, Conseillère en technologies éducatives, UMCE [2007-2-12]
les temps changent
Monsieur, nous sommes en 2007, les infos sur le net sont toutes aussi pertinentes que celle trouvées en bibliothèques si on sait bien les choisir. Avant les eleves plagiaient les livres maintenant le net. Quand on demande a un etudiant de rediger un rapport sur ce qu'il ne connait pas c'est normal. Apres posez la bonne question : est-ce toujours nécessaire de donner ce genre de travaux aux etudiants?
Sebastien GOEBEL, Etudiant, non [2007-2-12]
L'importance de citer ses sources (bis)
Je suis d'accord avec le commentaire de Daniel Marquis et j'y ajouterais quelque chose. En plus d'exiger un minimum de deux références (notes en bas de page) par page, je demande à mes étudiants de fournir les photocopies des pages auxquelles ils ont référé. Mais même avec ça, je suis certain de "m'en faire passer" de temps à autre... Par contre, comme ils doivent trouver des références académiques et s'assurer que la note (généralement, une citation) est pertinente, cela les oblige à un minimum de recherche personnelle!
Sébastien Piché, Cégep régional de Lanaudière - L'Assomption [2007-1-29]
L'importance de citer ses sources (bis)
Excellent dossier sur le plagiat. Avant tout, les enseignants de notre collège et ceux du réseau sont en mesure de constater le plagiat à cause de la syntaxe et de la qualité de la langue des textes copiés. Aussi, dans certains cas une simple recherche de courtes phrases entre guillemets dans google révèle une source bêtement copiées. Finalement, et c'est là la clef du problème, si l'enseignant demande aux étudiants un plan et des sources académiques (monographies, articles de périodiques, articles d'encyclopédies, sites internet validés) avant le début du travail et que par la suite il exige des notes en bas de page pour les citations intégrales ou d'idées, dèjà ... une bonne partie du problème est réglé. Il s'agit de maintenir des exigences académiques de niveau post-secondaire et de diffuser des biblio-guides à ce sujet. Je vous propose les miens disponibles en pdf : http://www.cegepgranby.qc.ca/biblio/ressources/biblioguides.html
Daniel Marquis, responsable du dossier, Cégep de Granby-Haute-Yamaska [2007-1-24]
L'autruche, un bel oiseau mais...
Le dossier sur le plagiat présenté par Mme Perreault aborde un phénomène « vieux comme l'école », mais auquel la technologie a donné un « énorme » second souffle!... Et, même si je suis à la retraite de l'enseignement, la chose pédagogique m'intéresse encore tout autant: or, le portrait de la réalité que dresse Mme Perreault concernant le plagiat m'a... soufflé ! Le mérite principal de ce dossier est qu'il permet d'être à jour concernant « les faits »: • faits en ce qui a trait au caractère répandu du phénomène (pourcentage d'élèves qui ont recours à la tricherie et pourquoi ils le font), • faits en ce qui concerne les moyens de plus en plus sophistiqués que la technologie met à la disposition des élèves désirant avoir recours à la tricherie, • MAIS faits également en ce qui concerne certaines solutions d’ores et déjà applicables. En tant qu’amateur de Star Trek, je terminerai mon commentaire en disant que le niveau de danger n’en est pas encore au « code rouge », loin de là, mais que ce pourra éventuellement le devenir si l’on ne tient pas compte du « code jaune » que représente la situation décrite par Mme Perreault. Adoptera-t-on, face à la montée du phénomène de triche, la même attitude que « certains » adoptent face au réchauffement de la planète?
Guy Parent, Retraité de l'enseignement, Cégep de Sainte-Foy [2007-1-18]

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